AMCF : Commission Tramping : les agents maritimes et consignataires en quête de reconnaissance

La Commission “Tramping” de l’association des Agents maritimes et consignataires de France a rappelé, au Havre le 8 février, le rôle important de la profession, mal reconnue.

Pour son premier déplacement, la commission “Tramping” de l’association professionnelle des Agents maritimes et consignataires de France (AMCF) a quitté ses bureaux parisiens pour se délocaliser au Havre, ce 8 février. “Notre travail se fait dans les ports, explique Jean-Pascal Bidoire, délégué général. Il est donc important que l’AMCF soit proche du terrain et rencontre les communautés locales”. Les sujets n’ont pas manqué pour les représentants des fédérations locales venus de La Rochelle et du Havre, de Dunkerqye , Nantes-Saint-Nazaire, Lorient-Brest et Rouen. Ainsi, les différentes évolutions tarifaires des services portuaires et droits de port étaient à l’ordre du jour : “Il s’agit d’éviter les abus ou les distorsions aberrantes qui empêcheraient les ports d’être compétitifs”, commente Johann Feltgen, vice-président de la commission “Tramping” et président du syndicat de Nantes-Saint-Nazaire (SACN). Autre problème évoqué, les délivrance, prolongation des certificats et exemptions de contrôles sanitaires : “Cette prestation ne pouvait être fournie par les ports français, ce qui réduit l’attractivité de nos ports. D’ici quelques semaines, ce qui était du ressort des agences régionales de santé devrait être confié à des organismes privés”, nuance Johann Feltgen, vice-président de la commission Tramping.
L’AMCF regroupe 26 Entreprises (et associations), soit 200 adhérents
La commission revendique aussi la franchise de TVA sur certaines marchandises d’avitaillement, pour les navires en escale technique, appliquée dans les autres ports européens. “Imaginez le coût de la TVA quand l’équipage d’une trentaine de personnes doit rester vingt jours au port”, rappelle Johann Feltgen. La mise en place du guichet unique portuaire doit également être harmonisée, selon la commission : “Tout n’est pas encore parfaitement et clairement défini par la directive européenne 2010/65 qui a pour finalité la simplification de la transmission des formalités déclaratives applicables aux navires à l’entrée et/ou à la sortie des ports des États membres”. Autre harmonisation attendue, celle du coût et des financements du remorquage de sécurité. Enfin, le sujet récurrent depuis la fusion en 2016 du Syndicat national des agents maritimes (Snam) et de la Facam, la Fédération des associations de consignataires et agents maritimes, est la reconnaissance de la profession : “De plus en plus de responsabilités incombent à notre profession, liées notamment aux formalités de sécurité et de sûreté. Notre profession est l’un des éléments importants de l’attractivité d’un port et, pourtant, elle n’est pas officiellement reconnue par l’État”. L’AMCF, qui regroupe 26 entreprises, soit quelque 200 adhérents, effectue un travail de lobbying auprès des instances de l’État et travaille avec la Direction générale des infra- structures, des transports et de la mer (DGITM).
Natalie CAstetz / L’Antenne du 19/02/2018