Canal Seine-Nord

Le gouvernement a entériné mercredi 20 avril la création d’une société de projet chargée de réaliser les travaux de modification du tracé du canal Seine-Nord Europe, nouvelle étape importante vers la concrétisation de ce grand projet.

canal-seine-nord-europeLe secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, a présenté mercredi 20 avril en Conseil des ministre l’ordonnance relative à la création de la Société du canal Seine-Nord Europe, prévue par la loi Macron, qui devait être publiée hier au “Journal officiel”. “Ce nouvel établissement public a pour mission principale la réalisation du canal Seine-Nord Europe, reliant les bassins de la Seine et de l’Oise au réseau européen à grand gabarit. À cette mission principale s’ajoute une mission de développement économique en lien avec cette infrastructure”, précise le compte rendu du Conseil des ministres. Cette société de projet réunira au sein de ses organes de gouvernance “l’ensemble des partenaires financiers du projet, État et collectivités territoriales”, a précisé le secrétariat d’État aux Transports. “C’est une étape importante et déterminante qui est franchie pour relancer ce projet d’envergure pour” la région Nord-Pas-deCalais-Picardie et “pour tout le pays”, ont réagi Xavier Bertrand et Gérald darmanin, président et vice-président LR de la région. La région est déterminée “à mener à bien cet ambitieux projet, seul projet structurant pour la région depuis la ligne à grand vitesse obtenue par Pierre  Mauroy”, ont-ils ajouté.

4.400 tonnes de Fret FLuviaL Longue de 107 km, située entre Compiègne et le canal Dunkerque-Escaut, la nouvelle infrastructure empruntera en partie le tracé actuel du canal du Nord, dont les voies, actuellement de 14 à 17 mètres de large, devront être élargies à 54 mètres. En outre, 6 écluses et 61 ponts routiers et ferroviaires devront être construits. Le nouveau canal permettra ainsi le transport de chargements de fret fluvial qui atteindront, par convoi, jusqu’à 4.400 tonnes, soit un équivalent de près de 180 poids lourds. Le projet est censé apporter la “compétitivité” aux ports français et aux entreprises par une baisse du coût du transport et contribuer “à la transition énergétique, en permettant le report modal vers un mode écologique”,
avait indiqué le Premier ministre, Manuel Valls, fin 2014. Estimé à un coût oscillant “entre 4,5 à 4,8 milliards d’euros” et “créateur de 14.000 à 15.000 emplois”, le projet sera financé à 40 % par des fonds européens. La société de projet devrait être officiellement créée cet été avec la parution d’un décret d’application. L’objectif fixé par le gouvernement est l’obtention de la déclaration d’utilité publique (DUP) début 2017 pour un démarrage des travaux la même année et une mise en service en 2023.

L’Antenne du 22 Avril 2016